En remontant le fleuve - Page 7

  • Autonomie (2)

    "Restent les lois de la physique, de la chimie, de la biologie. A chacun de se débrouiller avec ça."

    C’est une remarque d’un commentateur, et qui exprime exactement le problème. Comment se débrouiller avec ça ? La science a fait de tels progrès qu’elle échappe à peu près complétement à l’entendement de l’immense majorité de la population, intellectuels compris. On nous a révélé récemment que les scientifiques avaient réussi à mettre en évidence la réalité des ondes gravitationnelles. Une amplitude qui correspond à un 100’000ème d’atome d’Hydrogène, le plus petit des atomes. Ou selon la formule d’un autre, l’équivalent d’un atome sur la distance Terre-Lune, 380'000 km. La question devient, pour les scientifiques dans mon genre, c’est-à-dire ceux que ce genre de mesures dépasse complétement : oui mais bon, quelle est donc la marge d’erreur de ces mesures ? JAMAIS, au grand jamais, elle n’est évoquée. Or AUCUN résultat scientifique n’est valable si on ne la mentionne pas, c’est une règle d’or de la méthode scientifique. Et c’est à ce genre de chose que l’on peut constater que la science est en phase de devenir une religion – c’est totalement visible à propos du réchauffement climatique – avec ses zélotes primaires et fanatiques. J’ai entendu un journaliste « scientifique » de la RTS, Alexandre Zerbini, dire au micro de l’émission écolo-gauchiste du samedi matin, qu’il faudrait couper l’électricité à ceux qui ne croyaient pas au réchauffement climatique. Si l’on n’est pas dans le fanatisme, alors qu’est-ce que c’est que le fanatisme ?

    Il se trouve, cher commentateur, qu’aujourd’hui, les lois de la physique, de la chimie, de la biologie nous sont devenues impossibles à juger. Et cela permet à toute une faune d’opportunistes sans scrupules d’en faire tout et n’importe quoi, l’exemple le plus évident étant bien sûr l’utilisation des quelques fragments de physique quantique qu’ils ont retenus. Croyance en dieu, en un univers parallèle et toutes autres sortes de sottises du même tonneau. Il n’y a pas de dieu, c’est une chose bien entendue depuis déjà bien longtemps. Cette idée date d’un temps où les humains n’avaient pas la moindre idée de l’environnement cosmique de notre planète. Souvenez-vous : si un mm représente mille ans, le début de la Terre est à 4.6 km. Jésus-Christ à 2 mm.

    On voit alors sous nos yeux coexister un monde de croyants prêts à sacrifier leur vie pour leur croyance des temps outrepassés, les musulmans en particulier, et de croyants en une science omnipotente et riche de tous les pouvoirs : l’immortalité, la colonisation d’autres planètes…

    D’où l’importance de lutter, avec nos moyens, contre les croyants. Dubito, ergo sum, c’est la devise de toute démarche scientifique, totalement contradictoire avec les diktat du GIEC et ses affirmations péremptoires, basées sur des modèles conçus par des hallucinés de l’informatique et non de la science…

  • Autonomie

    Penser de façon autonome

    C’est bien entendu impossible, nous le savons tous. Nous sommes l’objet de mille influences et nous pensons forcément en fonction de ces diverses injonctions. Néanmoins, l’époque est vraiment favorable à ce genre de réflexion. De tous les coins, les incitations contradictoires affluent. La brèche du Covid a ouvert la voie de la publicité aux complotistes de tous poils. Les Américains ne sont jamais allés sur la Lune (ben voyons, facile de tromper quelques centaines de millions de personnes à l’ère des Snowden…), c’est le Mossad qui a fait le coup du 9/11 (ah ben le nombre de Saoudiens prêts à se suicider pour Israël, c’est tellement évident…), et maintenant les vaccins anti-Covid. Le nombre d’abrutis qui se mobilisent en faveur d’une 4ème vague en octobre parce qu’il n’y aura pas assez de gens vaccinés m’effraie. L’irrationnel gagne tous les jours du terrain, et l’irrationnel a fait Hitler, Staline et tous les autres du même tonneau, sous des couverts de raison facile. Il se trouve que toute réalité est complexe, jamais simple. Essayer d’en décortiquer les contours demande beaucoup d’efforts et ce n’est pas en lisant les journaux que vous y arriverez. Pour vous en convaincre (un peu), lisez donc les deux derniers billets de Jacques Simon Eggly et de Guy Mettan, sur le même sujet.

    Faut-il vraiment que nous, « neutres » au cœur de l’Europe, nous ayons à choisir entre Charybde et Scylla ? Plus nous nous tiendrons à distance de ces deux monstres, mieux nous nous porterons. En nous gardant bien d’un troisième en formation qui s’appelle Union Européenne, en réalité Empire français d’Europe. Nous sommes le village d’Astérix qui résiste, les Français sont les légionnaires de César. Dites-moi si je fais erreur…

    Avant qu'on s'apprête à acheter des avions de combat à nos ennemis, alors qu'on aurait pu en acheter aux Suédois, qui sont du même bord que nous. Merci le GssA !

  • Gratuité

    FoutaDiallon.jpgC’est le thème à la mode pour les transports publics chez les écolo-communistes, au pouvoir à Genève et à Lausanne. Quoi de plus normal, vu leur atavisme politique ? Sauf que.

    J’ai eu le « privilège » de bosser pour Helvetas, première ONG suisse, qui se dit laïque. Mais son programme ressemble furieusement à celui d’un parti d’extrême-gauche et je ne suis pas sûr que ceux qui lui envoient de l’argent en sont bien conscients. Sa prise de position sur l’initiative « Multinationales responsables » est là pour le démontrer.

    Néanmoins, ce qui est intéressant ici, c’est sa position sur la gratuité de l’eau en Afrique. Après une succession incroyable d’échecs, plus de mille points d’eau moderne (PEM) réalisés au Mozambique, avec une viabilité approximant zéro, il a fallu se poser des questions. Ce qui est donné a beaucoup de moins de valeur que ce que pourquoi vous avez dû vous battre. On a donc introduit dans les villages de Cabo Delgado que l’eau se paie, comme n’importe quel bien. Ce n’est pas l’eau elle-même que vous payez, bien sûr, mais tous les travaux qu’il a fallu faire pour la rendre plus ou moins disponible aux masses rurales. Un forage coûte dans les 15'000 dollars, une pompe manuelle de qualité dans les 2000. Autrefois, le standard était une pompe pour 500 habitants, il a été réduit à 250 mais c’est bien évidemment encore très problématique. Comment responsabiliser 250 personnes sur le bon usage d’une pompe ? Le seul moyen, c’est d’y adjoindre un fontainier qui fait payer une certaine somme aux utilisateurs, prix comprenant le coût d’une future réparation voire changement de la pompe.

    Avant cela, le Frelimo se donnait bonne réputation en débarquant dans les villages avec le message « On va vous donner de l’eau saine et en suffisance » et quand le forage ou la pompe ne fonctionnait plus, les villageois en réclamaient simplement un autre…

    En fait, le gouvernement a retiré à Helvetas la charge de l’hydraulique villageoise pour cette province…

    Pendant ce même temps, les Frelimo d’ici luttent pour la gratuité des transports. L’escroquerie est déjà dans l’énoncé. Il n’y a pas de gratuité, il y a toujours quelqu’un qui paie. En l’occurrence, ce sera avec les impôts des citoyens. Au Mozambique, ce sera avec l’argent des donateurs, donc les mêmes. Les citoyens européens et suisses…

    Quel est le premier effet de la gratuité ? Ici comme ailleurs, l’irresponsabilisation des usagers. Les djeunes en colère contre nous parce qu’ils sont sous l’effet d’un surplus d’hormones vont se venger de plus belle sur les sièges et les vitres de vos bus préférés. On dirait que nos éminents sociologues n’ont pas encore compris que si les djeunes se sont injecté mille douze cochonneries toxiques dans les veines ou les poumons, c’est parce qu’ils avaient très bien senti que c’était le meilleur moyen d’em…der leurs parents ou la « société »…