• Fascisme où es-tu ?

    La guerre des sexes commence sérieusement à s’embraser, en tout cas dans la partie de l’Europe qui influence très fort la Suisse romande : la France. Pour qui a entendu l’entrevue de Nicolas Hulot sur BFM, les choses sont claires : on attend « Envoyé Spécial » au tournant (ce soir), avec ses accusatrices qui ont bien fait attention d’attendre la prescription avant de lancer leurs accusations : avant, elles auraient dû s’expliquer devant des flics et des juges, et tous ne sont pas aussi complaisants – complices ? – que les « journalistes », en fait commissaires politiques, qui vont leur donner la parole ce soir.

    « Envoyé Spécial » a sommé Nicolas Hulot de comparaître devant le tribunal médiatique quelques jours avant la diffusion du reportage, qui lui a été réalisé sur quatre ans. Cela donne bien la mesure de l’arrogance du féminisme fasciste actuel. De plus, ces néo-fascistes défilent dans la rue avec des pancartes « On vous croit ! ». Il n’y a plus de présomption d’innocence, mais présomption de culpabilité. Le fascisme est là, sous notre nez, sous nos portes. Et dans les médias, tout le monde se frotte les mains et s’en réjouit. Zemmour est menacé de mort sur les morts de Genève : normal. L’Hôtel qui l’a accueilli menacé d’attentat tôt ou tard : normal.

    Le fascisme n’est pas là où vous regardez : il est dans votre dos et vous ne vous en apercevez même pas.

  • Responsabilité (ou irresponsabilité) des intellectuels

    On apprend aujourd’hui * que des « scientifiques » se paient une pleine page de publicité dans 24 heures en faveur des militants du climat qui sont jugés pour atteinte à la propriété privée. Qu’importent les précisions sur leur acte, la question n’est pas là. Ils se croient autorisés d’accomplir des actes illégaux en vertu de l’urgence climatique. Un juge maladroit et incompétent a cru bon de les absoudre, pour cette raison. Le TF en a heureusement décidé autrement.

    Il est particulièrement intéressant, intellectuellement parlant, de constater que des « scientifiques », qui ont une tendance certaine à faire de la science un objet divin, passent avec autant de légèreté sur ce qu’est le Droit. On dirait même qu’ils ne se sont jamais posé cette question. Des esprits bien peu curieux, disons-le tout net. Les lois, c’est l’ossature de notre société, ce sur quoi elle tient. Dans notre société démocratique, elles sont issues du Parlement, élu par le peuple, et elles sont le fruit des compromis trouvés entre toutes les tendances politiques qui y ont voix au chapitre. Les transgresser, c’est donc l’acte anti-démocratique par excellence.

    Les activistes du climat ne se soucient en aucune manière de démocratie. Seule compte pour eux l’ « urgence climatique ». Pour le moment, leurs actions illégales sont restées mineures. Mais le terrorisme environnementaliste existe depuis longtemps. Jean-Christophe Rufin en a tiré un roman en 2007, « le Parfum d’Adam ». Il est plus que probable que les activistes d’ici, XR ou d’autres, vont passer à la violence supérieure dans un avenir plus ou moins proche. Comme l'ont fait les véganes...

    Voilà donc une poignée d’intellectuels à la petite semaine qui voudraient changer le Droit ou l’abolir, pour soutenir leurs jeunes souches extrémistes. Ajoutez à cela qu’il en est à peu près de même chez les vociférants de la liberté, hostiles au vaccin à ARNmessager ou autres. Et n’oublions pas la virulence toujours plus exacerbée des sexistes qui se déguisent sous le chapeau bon chic bon genre du féminisme. Nous voilà bien...

    Reste à nous expliquer en quoi l’occupation d’une banque modifie en quoi que ce soit l’urgence climatique. Mais ça, c’est largement au-dessus des moyens intellectuels de nos signataires de pacotille.

    En sus, la séparation des pouvoirs, en particulier l’indépendance du pouvoir judiciaire par rapport aux deux autres, a toujours été problématique. Les juges ne sont pas des anges tombés du ciel. Ils peuvent être ultra-réactionnaires ou gauchistes décomplexés (visiblement la majorité aujourd’hui). Qu’on les tire au sort ou qu’on les nomme, cela reste vrai. Il faudra donc faire très attention aux volontés de la gauche de créer à tout prix une Cour constitutionnelle, que nos Pères de la Patrie à nous ont évité soigneusement pour de bonnes raisons : il n’y a qu’à voir ce qui se passe aux USA à chaque nomination de juge dans cette Cour. Ou comment les activistes attaquent les États juridiquement, puisqu’ils sont démocratiquement complétement minoritaires.

     

    *au jour d’hodie (latin) hoy (espagnol) hoje (portugais) huy (français), note à l’usage des cuistres amateurs du super-pléonasme « au jour d’aujourd’hui »…

  • De l'écologie

    De nombreuses personnes semblent se complaire dans l’opposition aux mesures sanitaires des autorités un peu partout en Occident. Ce que ces gens, normalement cultivés, ne voient pas, c’est la cause première de ce qui nous arrive avec cette pandémie. Comme le disait Philippe Roch, autrefois en charge de l’Environnement en Suisse, la Terre est capable de supporter trois milliards d’habitants. Nous en sommes à bientôt huit milliards, et la progression de la croissance de la démographie a été fulgurante, voire démentielle. Un véritable cauchemar démographique…

    Nous en sommes au Quaternaire et ces ères ont été déterminées par des extinctions de masse. La vision romantique de ces extinctions sont des causes extérieures. Mais en fait, chacune de ces extinctions ont pour cause une loi impitoyable de l’environnement : chaque fois qu’une espèce domine outrageusement cet environnement, elle court à sa perte. Sans cette loi, vous n’auriez pas de pétrole… La conséquence de cet hubris spéciste, ce sont inévitablement, toutes espèces confondues, guerres, famine, épidémies. Les romantiques de la science nous bassinent avec la fin des dinosaures qui serait due à un astéroïde il y a 65 millions d’années. Ils oublient de préciser que les mammifères ont survécu. La preuve : nous. Parce qu’ils étaient peu nombreux et qu’ils avaient une niche écologique différente. Et que cette extinction s’est faite sur un million d’années…

    Les épidémies, les famines, les guerres sont donc des réponses naturelles à l’envahissement d’une espèce. La nôtre a les moyens de réagir contre ces phénomènes mais aussi de les favoriser. On peut lutter contre les épidémies, enfin plus ou moins bien. On aurait plutôt tendance à favoriser les guerres, je pense que cela ne vous a pas échappé. Les famines sont là et cela ne fait que commencer. Dans quelques temps, on s’apercevra que l’on ne peut pas nourrir tous les pays en détresse…

    Le facteur imprévu, qui n’est pas sans rapport à cette tendance à favoriser les guerres, c’est qu’on peut observer une tendance d’une partie de l’espèce à lutter contre les mesures trouvées pour lutter contre l’épidémie. Une tendance type lemmings sautant de la falaise ? Une volonté de suicide collectif inhérent au surnombre ?

    Il y a toujours eu des comportements aberrants. Les Lambertistes, une forme de trotskysme, refusaient la lutte nationale contre les Allemands au prétexte que les prolétaires français devaient s’allier aux prolétaires allemands. Cela n’a pas eu beaucoup de succès face au déferlement de mai 40 de la Wehrmacht en France…

    C’est un peu l’idée que je me fais des opposants à la loi Covid…