Chronique des joyeusetés actuelles

Il est un peu plus de trois heures du matin, dans la nuit de samedi 23 de ce mois. C’est l’heure où le sommeil est à son plus bas niveau, et quand on vieillit, on se réveille souvent. J’entends dans la rue une voiture passer, avec une remorque. Comment je le sais ? Nous avons eu autrefois un abruti ingénieur de la commune, qui a trouvé de bon goût de placer des pavés à certains endroits. Les remorques tressautent immanquablement dessus… Et je me rendors.

Au matin, je vais dans ma petite maisonnette de l’autre côté de la rue. Et je découvre un grand vide là où auparavant il y avait un banc. Cela fait un choc, je dois bien l’avouer. Le culot des mecs ! J’ai pensé à une de ces blagues stupides dont les jeunesses de mon bled sont fervents, j’ai fait le tour du quartier à pied. Puis le tour du bled à vélo (électrique…). Rien. Après réflexion, j’ai pondu une affichette que j’ai collée en dix exemplaires, bien en vue des passants ou chez les commerçants.

J’en ai parlé avec tous les gens que je connais pour les mettre au courant. Une vieille dame m’a dit qu’il lui était arrivé la même mésaventure il y a quelques années… Un autre m’a dit qu’il s’était aussi étonné du passage d’une voiture avec remorque en pleine nuit…

Il y a donc des gens qui débarquent dans ma région la nuit. Ce ne sont pas les jeunesses du bled, et ce n’est pas un brocanteur qui habite et expose à côté. Par contre, très chers amis genevois, vous êtes peut-être comme moi : vous adorez les puces de Plainpalais.

Alors si vous voyez mon banc, de style devenu plutôt rare, faites-moi signe en m’envoyant un commentaire. Cela me donne votre e-mail…

 

Banc.jpg

Commentaires

  • Si j'agrandis les photos, elles deviennent de trop mauvaise qualité...

  • Tous les bancs se ressemblent: précisez la couleur, la forme du dossier, les dimensions de l'ensemble et la récompense pour l'avoir retrouvé. Quant aux puces de Plainpalais, c'est un endroit beaucoup trop dangereux pour s'y risquer. J'ai parcouru une bonne partie de la planète, mais là non ! Ce serait de l'inconscience. Je vais envoyer deux mercenaires du groupe Wagner en reconnaissance.

  • Ah qu’il est doux de lire de votre plume « très chers amis genevois », de se sentir ainsi aimés, en suis tout retourné… Nonobstant l’ironie sous-jacente, on vous laissera le bénéfice du doute.
    Juste pour cela, vais prendre des risques, irai voir un de ces quatre à St-Ouen si je ne le vois pas, votre banc… Peut-être qu’il a suivi une filière clandestine d’immigration… Promis, juré, ce n’est qu’à un jet de métro, jolie balade et serai accompagné de mon pitbull à canines acérées, très dissuasif.

  • Assez aisément reconnaissable si j'en crois la photo, avec cette alternance de lattes travaillées et de lattes simples, pas très fréquent. Cela a dû taper dans l'oeil de l'amateur...

  • C'est bien pour cela que je soupçonne un brocanteur pas trop scrupuleux...

  • Raison pour abandonner vos propres scrupules et aller en voler un autre: ce n'est pas ce qui manque sur les bords du Léman. Demandez à Gislebert, ce n'est pas lui qui vous en dissuadera.

  • Merde ! Plus moyen de prendre un coup de blanc sur ta terrasse en regardant passer les jolies dames...

  • "aller en voler un autre" Sauf que si je tombe sur un propriétaire qui me ressemble - et il y a de fortes chances pour cela - , il risque de réagir aussi mal que moi si je m'étais donné la peine de sortir du lit.
    Les voleurs ne savent pas à quoi ils ont échappé. Les gangs féministes n'ont pas encore réussi à abolir la notion de crime passionnel...
    petard@ Sans compter celles qui venaient s'y asseoir...

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