Les homosexuels et l’air du temps

Avant même de connaître les résultats des votations de ce jour, connus depuis longtemps, il me vient plusieurs choses à dire. La première, c’est l’importance des femmes pour un homme. La fascination qu’elles exercent sur nous. A mon avis, selon mon intuition, l’art est né de cette fascination. Je ne pense pas qu’elle est réciproque. Les femmes sont sujettes à d’autres charmes que la beauté pure, le charisme par exemple. Clooney est peut-être beau, mais ce ne me semble pas être l’essentiel pour elles…

Prenez une classe mixte (jusqu’à quand ?) de jeunes de 15 ans. Vous avez une moitié de garçons totalement obsédés par la beauté des filles – la seule chose qui tourne dans le monde, c’est leur jupe…- et imaginez un des leurs qui vient affirmer que non, lui est attiré par les garçons… Comment ne pas comprendre et ne pas voir qu’il est simplement un monstre pour les autres ? Homophobie ? Non, peur de la monstruosité…

Après, cela se soigne. On apprend que « cela existe, que c’est comme ça ». Et aujourd’hui, on leur donne le droit de se marier entre eux, ce qui signifie avoir des enfants, donc de les adopter ou de recourir à la PMA. C’est dans l’air du temps…

L’air du temps, pour moi, cela a été la guerre du Vietnam. Aujourd’hui c’est le climat et le communautarisme anti-occidental. L’air du temps est un poison diffus qui fait perdre ses repères à la plupart des esprits jeunes et encore mal formés. Se méfier de ce poison n’est enseigné nulle part. Les arguments de ceux qui m’ont rendu militant communiste étaient imparables pour moi. De plus, mes professeurs d’histoire ne faisaient que renforcer leur point de vue. Quand on apprend qu’un ouvrier en Russie impériale devait bosser 21 heures sur 24, on comprend assez vite qu’il n’a pas d’autre choix que de se révolter…et on reste très discret sur la suite des événements.

Mais l’air du temps qui se répand est bien pire que tout ce que l’on a connu, nazisme compris. Il pénètre les esprits par « soft power », empoisonnant en premier les relations hommes-femmes, puis hommes blancs et le reste du monde. Et on n’en est qu’au début. Je suis diablement content de ne pas être un jeune homme…

Commentaires

  • Parlons de l'air du temps...

  • "La bêtise est une structure de la pensée comme telle: elle n'est pas une manière de se tromper, elle exprime en droit le non-sens dans la pensée. La bêtise n'est pas une erreur, ni un tissu d'erreurs. on connaît des pensées imbéciles, des discours imbéciles qui sont faits tout entiers de vérités; mais ces vérités sont basses, sont celles d'une âme basse, lourde et de plomb."
    Gilles Deleuze," Nietzsche et la Philosophie", P. U.F.
    C'est un commentaire de rabbit, sur le blog "artistique" de la TdG...
    rabbit@ Expliquez-nous ce qu'est une vérité basse, celles d'une âme basse, lourde et de plomb. Celle qui n'est pas dans l'air du temps, par exemple ?

  • Le pire c'est que Deleuze n'a rien compris à Nietzsche. Alors quand on parle de bêtise, on est en plein dedans. Jusqu'au cou.

    " Rabbit emploie le parler oblique,"

    Bref. il mange à tous les rateliers. Merci pour cette franchise. Mais on avait compris.

    "lourde et de plomb."

    C'est vrai que le saturnisme n'aide pas, la mégalomanie, non plus, ni la psychose (ici j'évoque Nitetzsche).

    Il y en a toujours qui croient intelligent de discourir sur la bêtise. Si seulement ils savaient...

  • On devra admettre, et vous avec, que l'art est à la fois un concept et une affaire de goût. Vous ne semblez goûter à celui de l'auteur du blog que vous citez... Je suis certain qu'il s'en fout comme de sa première chemise. Et il aura raison.

  • Rabbit n'explique jamais. Rabbit emploie le parler oblique, qui laisse ouverte la voie de la compréhension à multiples entrées. C'est ainsi que l'on pratique dans le business, pour éviter de se couper de marchés potentiels.

  • C'est bien ce qu'il me semblait, en effet...

  • « Je suis diablement content de ne pas être un jeune homme…»

    Ah ben moi aussi... Je ne souffre plus quand je croise de très jolies dames. Auparavant, sachant que je n'avais aucune chance de les séduire, qu'est-ce que j'en ai bavé !

  • petard@ On est exactement sur la même ligne...

  • Avez-vous croisé Roland Jaccard au "Barbare" ? Sur les blogs de 24 H., J. L. Kuffer prétend qu'il était familier des lieux. Pas plus qu'au "Café de la Paix", où j'avais pratiquement élu domicile par la suite.

  • Je n'ai jamais été un familier du Barbare... ni de la jeunesse dorée lausannoise.
    Qui me l'a bien fait sentir quand je fréquentais le gymnase, qui à l'époque étaient exclusivement lausannois. Franchement, Roland Jaccard, ce n'est pas vraiment ma tasse de thé. Sans être exagérément féministe, comparer les femmes de 40 ans à de la viande sous cellophane me déplaît fortement. Très fortement. Même si c'est un gag. Il y a des formes d'humour qui me débectent. Voir mon billet "dies irae"...

  • Je me dois de contrarier votre affirmation selon laquelle les adolescents de 15 ans et plus ne sont pas obsédés par la beauté des filles, mais par l'idée de conclure avec elles. Avant son aboutissement, cette obsession se caractérise par des fantasmes plus ou moins moites et de nombreuses pollutions nocturnes.

  • Je n'ai jamais dit autre chose, Déblogueur... Être fasciné par ne signifie pas vouloir conclure. Et donc le résultat est tel que vous le décrivez...
    L'entrée en matière sexuelle n'est de loin pas plus facile pour les garçons que pour les filles, n'en déplaise aux magazines féminins de bas niveau (oui, c'est un peu un pléonasme...).

  • "Je suis certain qu'il s'en fout comme de sa première chemise. Et il aura raison."
    C'est une évidence. Cela valait-il un commentaire ? Personnellement, je m'en fous complétement de son blog. Il sert juste de support à des commentateurs qui aiment s'envoyer de belles choses à la figure... ce qui n'a rien de répréhensible. Et donc, je vous rappelle que je n'ai fait que répondre à un commentaire HS de Daniel...

  • "comparer les femmes de 40 ans à de la viande sous cellophane me déplaît fortement. Même si c'est un gag."
    Vous avez bien raison. C'est un gag d'un adolescent qui n'a gardé de la jeunesse que ce qu'elle peut avoir de plus débile. C'est au piveau du "grand" imam d'Australie qui excusait les viols en disant que les femmes en petite tenue dans leur jardin étaient comme de la viande exposée sur des étals: disponible à qui voulait s'en emparer.
    P.S. Pour le cas où cette phrase n'était pas de l'auteur cité, mon jugement s'appliquerait évidemment à celui (ou celle) qui l'a prononcée.

  • Mère-Grand@ Cette phrase est tirée d'une critique de Michel Audétat quelques jours avant le suicide de RJ dans le Matin-dimanche. Je ne conserve pas la presse très longtemps, je ne peux donc vous citer l'entier des remarques de M.Audétat...

  • @Géo
    Je vous remercie de la précision. Et vous prie, vous et les autres lecteurs, s'il y en a, d'excuser la coquille qui a transformé "niveau" en "piveau".

  • Jusque là, nous connaissions Bernard Pivot, qui a ouvert l'étrange lucarne sur la culture et permis aux masses laborieuses d'accéder aux choses de l'esprit. Mais, c'était au XXe siècle et, sans exercice pour l'entretenir, un esprit ne vaut guère mieux qu'une méduse échouée sur une plage de la Mer du Nord. C'est à quoi nous assistons, ici et maintenant. Bonne journée à tous!

  • Vous ne confondriez pas esprit avec dandysme, rabbit ? Avez-vous lu du Roland Jaccard ?

  • J'ai suffisamment lu à son sujet pour savoir que je suis capable de le dépasser dans ce domaine. Par contre, l'expérience de la vie en Chine fait aussi que peux "incarner une surface complètement lisse" (expression de Lacan). Là est le danger, Géo.

  • "incarner une surface complètement lisse" Pas besoin d'aller en Chine pour cela. Et il ne faut pas confondre lisse avec plat. Les contraintes et les insultes me glissent dessus comme l'eau sur la plume de l’ornithorynque mais cela ne m'empêche pas de donner des coups de gueule contre la connerie contemporaine...
    Plutôt que le droit des vieux à draguer des mineures dans les piscines parisiennes.

  • Tout à fait, Géo. Mais, vous avez certainement observé qu'au cours des 50 dernières année (pour ne pas remonter encore plus loin), le Front Uni de la Connerie Kontemporaine (F.U.C.K.) n'a pas baissé en intensité ses attaques contre la sagesse et le bon sens.
    Selon Camus dans le “Mythe de Sisyphe" : «Toutes les grandes actions et toutes les grandes pensées ont un commencement dérisoire. Les grandes oeuvres naissent souvent au détour d'une rue ou dans le tambour d'une restaurant. Ainsi de l'absurdité. Le monde absurde plus qu'un autre tire sa noblesse de cette naissance misérable».
    Raison pour laquelle je vous engage à suivre la Voie du Milieu, et adopter les conduites susceptibles de développer l’attention et la connaissance, par une certaine "justesse" de perception (dans le sens de précision, mesure, équilibre, utilité, efficacité, etc.). Tout ceci pour éviter la rupture d'une vaisseau sanguin dans votre cerveau, lors d'une violente colère contre l'absurdité du monde et ceux qui la créent.

  • "Plutôt que le droit des vieux à draguer des mineures dans les piscines parisiennes."
    Mais laissons tomber Jaccard. La lecture de "La montagne noire" de Semprun" (ces jeunes filles si fières de leurs jeunes amants de soixante ans, tu parles...), les Chênes brûlés de Nourrissier (me souviens plus assez pour le citer) et de L'adieu aux armes de Hemingway m'ont convaincu depuis longtemps qu'il faut laisser les jeunes jouer entre eux...

  • "la plume de l’ornithorynque", il a donc des plumes, l'ornithorynque?

    "contre l'absurdité du monde et ceux qui la créent."

    Ah, le monde serait absurde?! Première nouvelle. Par Camus le dépressif. Tout une monde en effet. Qu'il partage avec Nietzsche.

    A étudier: la perte d'un père durant la prime jeunesse et les conséquences sur la vie ultérieure.

    Se méfier comme de la peste de ceux qui prétendent que le monde est absurde, plus dure sera la chute dans la dépression.

    Le monde est merveilleux, le problème étant la stupidité, la cupidité, l'ignorance de certains qui polluent tout ce qu'ils touchent.

  • "Les raisons de dire doivent être bien faibles pour que le ton soit si véhément": de mémoire, cette phrase est de Luc Boltanski. Appliquée aux oeuvres de certains commentateurs compulsifs, elle a le mérite d'une certaine pertinence.

  • Vous n'aimez pas la contradiction, rabbit. C'est ce qui nous distingue le plus...

  • Je suis ouvert à des avis éclairés, mais réfractaire à une opposition obstinée. Ça vous va ?

  • Cela me va. Raison pour laquelle j'ai rejeté le dernier commentaire. Cela tournait au conflit inter-personnel...

  • J'ai suivi un cours sur la résolution de conflits. Mais, comme nous ne travaillons pas au sein d'une même entreprise, et que les intervenants sur ces blogs ne sont pas nos clients, mieux vaut posséder des armes plus offensives que celles des offenseurs.

  • Nous n'avons pas la même situation et donc, je peux mettre fin à un conflit entre commentateurs en rejetant ce qui devient litigieux...
    Je n'ai pas suivi de cours mais ai travaillé sur quatre zones de conflit, en ayant affaire avec les deux parties sur trois d'entre eux : Angola, Timor-Est, GW I et Kosovo... En Mauritanie, j'avais un assistant négro-africain et un autre arabo-berbère. Le premier avait reçu des balles dans la jambe lors du conflit de 1989...
    https://www.refworld.org/docid/3ae6aafa58.html
    Alors disons que j'ai une bonne formation de terrain...

  • Un commentateur mal intentionné pourrait interpréter ça par: Rabbit résout un conflit par le verbe, Géo par l'artillerie. On peut laisser paraître ce genre de chose ?
    Malgré ma bonne connaissance du terrain, je ne me suis pas intéressé à l'époque au conflit entre le Sénégal et la Mauritanie, en raison d'un conflit familial plus difficile à négocier. Donc, laissons tomber cette période, le temps a fait son œuvre.

  • Mais vraiment très mal intentionné, votre commentateur. Je l'attends avec toute mon artillerie...

  • Vendredi, c'était l'anniversaire de la Nouvelle Chine et lundi sera celui du Vieux Rabbit. Je propose une trêve des confiseurs pour célébrer en toute sérénité. Mais, veillez au grain...

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