• Cheval de Troie

    Et cela continue, sans arrêt. Lire les blogs de la TdG devient de plus en plus déprimant. Les complotistes ont trouvé leur cheval de bataille, la lutte contre le vaccin et le droit d’infecter tout le monde sans réserve. Nous, les gens normaux, la majorité silencieuse, on se retrouve devant l’alternative simple suivante : la 4ème vague due au variant delta est déjà partie, il n’y a qu’un nouveau confinement ou le passe sanitaire devant nous. Il n’y a pas d’autre choix. Il faut donc se poser la question : que veulent-ils donc, ces anti-vax, Mélenchon/Marine le Pen même combat ? Ils veulent la déstabilisation de notre société, quel qu’en soit le prix. Il y a un de ces opposants à la petite semaine qui m’a un jour contacté et on s’est rencontré. Le mec à l’abord sympa, mais convaincu que les Américains ne sont jamais allés sur la Lune, que le 9/11 était le fait de la CIA et du Mossad et tout ce genre d’extrêmes conneries bas de gamme. Et il continue tranquillement de commenter. J’ajouterais qu’il est plus haineux des Juifs qu’un pire nazi des années trente en Germanie…

    Que veulent-ils donc, disais-je ? D’abord s’affronter au « système ». Nous sommes trop nombreux sur Terre, la gestion des choses politiques a échappé au village, puis à la province et maintenant en Europe, à l’État. Il est donc parfaitement normal de voir apparaître face au monstre étatique des réactions épidermiques. Sauf que là, elles sont particulièrement mal placées. Ces citoyens feraient mieux de se révolter contre la liberté de circulation, qui nous amène des milliers de gens ingérables chaque jour, dont il faut s’occuper à grands frais (mais c’est le but des socialistes, parce que les grands frais, c’est eux qui en profitent. Un socialiste, cela fait dans le social. Et comme ses copains sont au pouvoir, il touche un saladier pour ce faire…), contre le pouvoir des écolos qui disent tout et n’importe quoi. Plus de centrales nucléaires, plus de centrales thermiques et surtout pas d’éoliennes ! (qui de toute façon ne produiraient pas le millième de l’énergie nécessaire à nos besoins…). Contre le pouvoir des socialistes qui veulent ouvrir à tous vents nos frontières…

    Il serait temps de revenir à plus de raison. La seule solution contre le Covid, c’est de se faire vacciner, si possible avec un vaccin à ARN messager. Vous participerez ainsi en tant que volontaire à une expérience scientifique de premier ordre, qui permettra probablement dans un avenir proche de enfin lutter contre le cancer.

    Bien à vous, et merde à qui vous savez…

  • Nationalismes

    Je dois l’avouer, le billet de M.Olivier Bot m’a plutôt fait grincer. Faire l’éloge de François Cherix aujourd’hui (oui, chers lecteurs incultes : on ne dit pas au jour d’aujourd’hui, c’est le pléonasme par excellence. Huy, c’est hoy en espagnol, hoje en portugais, et en français on fait déjà un pléonasme en disant aujourd’hui. Au jour d’aujourd’hui, c’est un pléonasme au carré. Même pour Mitterrand, réputé avoir une excellente maîtrise de la langue française…), faut le faire. Les contre-sens de Cherix sont tellement nombreux que seul un Français pur souche pouvait accorder de l’importance à son quasi-délire. Mais ce qu’il y a de spectaculaire, c’est que ce billet nous arrive en pleine phase de délire nationaliste, c’est-à-dire une compétition de football entre nations européennes…

    On entend que l’Italie dans son ensemble ne se sent plus. Les Italiens sont arrivés au sommet de la gloire ultime pour l’Humanité : gagner un championnat de foot. Et on voudrait que l’on soit optimiste sur le sort de l’Humanité ? Les Anglais, eux, en sont à demander des comptes à Boris Johnson. Les Suisses n’en pouvaient plus de la victoire de leur équipe de mercenaires hyper-nationalistes albanais contre la France…

    En un mot comme en cent, notre monde est aussi nationaliste qu’en 14. Rien appris. Mais c’est assez normal, somme toute. Face aux agressions du monde extérieur, on se replie sur sa communauté, suisse pour les Suisses, italienne pour les Italiens.

    Et voilà que M.Cherix nous déclare qu’il n’y a rien de pire que le repli identitaire. Adhérer au plus vite à l’UE pour se mettre sous la tutelle de ce grand, cet immense pays, la Nation des Nations, la Mère de toutes, la France ! Adhérer à un empire européen pour créer ce que ni Napoléon ni ceux avant lui ont réussi : une Europe à la botte du pays des Francs. A mon avis, à vue de nez, il ne doit pas y avoir un Suisse sur cent mille qui veut de cela. Et encore, c’est une évaluation généreuse…

    Cela dit, l’Europe est en crise. L’Angleterre a mis les bouts, et on la comprend. Angela (il y a encore des cuistres qui prononce son prénom à l’italienne, vous avez remarqué ?) Merkel va partir. Le prochain chancelier ou la prochaine saura-t-il agir différemment et s’imposer un peu face à la France et son hégémonisme cuisant ? C’est très probable. Mes remarques sur l’attitude de la France ne sont sûrement pas le fait de ma seule personne. La destruction de la Libye par Sarkozy a laissé des traces chez toute personne capable d’un minimum de bon sens. Et les Français se plaignent d’être un peu seuls dans la force Barkhane ! Avant donc de se plaindre, qu’ils nous expliquent ouvertement pourquoi ils ont laissé filer les djihadistes de Tombouctou il y a quelques années. Quelques centaines de 4x4 en convoi, cela se remarque assez facilement quand on est équipé de drones, d’hélicoptères et d’avions de reconnaissance. Cela ne pouvait être un hasard ou une fatalité. C’était voulu. Les Français ont depuis le début de leur présence en Afrique joué les Touaregs contre les négro-africains. Si l’Azawad se libère du Mali, cela veut dire facilité de prospection minière. Tiens, ce n’est peut-être pas par hasard que Claude Verlon et Ghislaine Dupont sont morts. Auraient-ils mis les pieds dans ce nid de guêpes ?

  • Droit international

    Durant le même point d’informations de la Première, aujourd’hui dix heures, on apprend que SOS Méditerranée a recueilli plus de 500 migrants sur leur bateau et réclame un port sûr en Europe pour eux. Ils ont découvert des embarcations vides et ont appris que leurs occupants ont été ramenés en Libye par les garde-côtes de ce pays. Illégalement, selon eux. On se demande bien sur quel droit ils se basent. Le droit des mers oblige tout navire de recueillir des naufragés et de les ramener sur la côte la plus proche. En l’occurrence la Libye… De plus, ce sont des naufragés volontaires qui font du chantage. Les bandits trafiquants les amènent à quelques milles de la côte, leur fournissent le n° d’appel de leurs collègues des ONG et les abandonnent. De cette manière, ils évitent de se faire arrêter pour trafic illégal, de se faire confisquer leurs bateaux. Tous les avantages et tous les bénéfices. Les imbéciles qui subventionnent SOS Méditerranée paieront le reste, c’est-à-dire l’essentiel des coûts…

    Et on apprend, sur la Première dans les secondes qui suivent, qu’une septuagénaire s’est faite méchamment agresser à Neuchâtel par trois jeunes, qui non seulement lui ont volé ses biens mais l’ont battue. Ceux qui ne font aucune corrélation entre ces deux nouvelles sont bien gentils, mais leur angélisme commence à devenir lourd.

    Jamais autant qu’aujourd’hui, le droit international ne s’est révélé pour ce qu’il est : une vaste fumisterie à géométrie variable. Prenons la Crimée. Plus russe, pas possible. C’est la terre d’origine des Rous, devenus Russes pour nous. Envahie par les Tatars, reprise par la suite. La Grande Catherine y a fait construire Sébastopol. En 1954, ce grand maladroit de Khrouchtchev a remis l’administration de cette presqu’île en mains ukrainiennes, du temps où il n’y avait pas de différence entre républiques sœurs et socialistes. L’administration, soulignons-le. Après les magouilles de la CIA et d’autres sur l’Ukraine, Poutine a compris qu’il fallait faire vite avant que les impérialistes US ne s’installent à Sébastopol. Il a occupé militairement la Crimée mais fait un référendum. Contesté par les Occidentaux, mais certainement mille fois plus honnête que le référendum imposé aux Savoyards pour l’annexion par la France de leur pays. Il n’y avait que des bulletins OUI à disposition, et il y avait un soldat français qui vérifiait ce que votait chaque citoyen. Ceux qui votaient autre chose, NON par exemple, ont très mal fini… Cela se passait en 1862. Ce n’est pas si vieux que ça, mais aujourd’hui les Français sont les premiers à critiquer la Russie…

    Qu’ils rendent la Savoie aux Savoyards, la Corse aux Corses, la Nvelle Calédonie aux Calédoniens, Mayotte aux Comores, la Guyane aux Guyanais, etc, etc… D’ailleurs, la France ne s’en porterait que mieux. Et éviterait de se ridiculiser en critiquant sans arrêt la Russie…