Autonomie (2)

"Restent les lois de la physique, de la chimie, de la biologie. A chacun de se débrouiller avec ça."

C’est une remarque d’un commentateur, et qui exprime exactement le problème. Comment se débrouiller avec ça ? La science a fait de tels progrès qu’elle échappe à peu près complétement à l’entendement de l’immense majorité de la population, intellectuels compris. On nous a révélé récemment que les scientifiques avaient réussi à mettre en évidence la réalité des ondes gravitationnelles. Une amplitude qui correspond à un 100’000ème d’atome d’Hydrogène, le plus petit des atomes. Ou selon la formule d’un autre, l’équivalent d’un atome sur la distance Terre-Lune, 380'000 km. La question devient, pour les scientifiques dans mon genre, c’est-à-dire ceux que ce genre de mesures dépasse complétement : oui mais bon, quelle est donc la marge d’erreur de ces mesures ? JAMAIS, au grand jamais, elle n’est évoquée. Or AUCUN résultat scientifique n’est valable si on ne la mentionne pas, c’est une règle d’or de la méthode scientifique. Et c’est à ce genre de chose que l’on peut constater que la science est en phase de devenir une religion – c’est totalement visible à propos du réchauffement climatique – avec ses zélotes primaires et fanatiques. J’ai entendu un journaliste « scientifique » de la RTS, Alexandre Zerbini, dire au micro de l’émission écolo-gauchiste du samedi matin, qu’il faudrait couper l’électricité à ceux qui ne croyaient pas au réchauffement climatique. Si l’on n’est pas dans le fanatisme, alors qu’est-ce que c’est que le fanatisme ?

Il se trouve, cher commentateur, qu’aujourd’hui, les lois de la physique, de la chimie, de la biologie nous sont devenues impossibles à juger. Et cela permet à toute une faune d’opportunistes sans scrupules d’en faire tout et n’importe quoi, l’exemple le plus évident étant bien sûr l’utilisation des quelques fragments de physique quantique qu’ils ont retenus. Croyance en dieu, en un univers parallèle et toutes autres sortes de sottises du même tonneau. Il n’y a pas de dieu, c’est une chose bien entendue depuis déjà bien longtemps. Cette idée date d’un temps où les humains n’avaient pas la moindre idée de l’environnement cosmique de notre planète. Souvenez-vous : si un mm représente mille ans, le début de la Terre est à 4.6 km. Jésus-Christ à 2 mm.

On voit alors sous nos yeux coexister un monde de croyants prêts à sacrifier leur vie pour leur croyance des temps outrepassés, les musulmans en particulier, et de croyants en une science omnipotente et riche de tous les pouvoirs : l’immortalité, la colonisation d’autres planètes…

D’où l’importance de lutter, avec nos moyens, contre les croyants. Dubito, ergo sum, c’est la devise de toute démarche scientifique, totalement contradictoire avec les diktat du GIEC et ses affirmations péremptoires, basées sur des modèles conçus par des hallucinés de l’informatique et non de la science…

Commentaires

  • Petite correction : les interféromètres ont mesuré un déplacement de +/- 2 x 10 puissance -18 m d’amplitude, soit une longueur 1000 fois plus petite que la taille du proton, non 100'000 fois. Ce qui n'est déjà pas mal…

    Pour le reste, assez d’accord en ce qui concerne les spéculations de la cosmologie actuelle, on navigue en plein délire de SF, à partir de modèles mathématiques et d’observations quantiques appliquées au monde réel macroscopique (univers parallèles, téléportation...). L'espèce est née de la Terre, elle mourra avec. En attendant, elle devrait s'attacher à la préserver...

  • Je pense qu'il serait bon de demander à Rémi Mogenet s'il approuve cette nouvelle définition de Dieu: c'est son domaine d'expertise.

  • Quelle bonne idée ! Les débats entre croyants et athées sont toujours si enrichissants...

  • Pour mieux mesurer notre importance réelle en regard de l’histoire de l’Univers, plutôt que de parler de distances ainsi que vous le faites, je trouve plus explicite de recourir au temps, de citer le calendrier de cette saga condensé sur une année, c’est le fameux calendrier de Carl Sagan revu et légèrement modifié par Pierre Barthélémy à la lumière des dernières découvertes.

    Pierre Barthélémy est journaliste scientifique au « Monde », il tient un blog intitulé « Passeur de sciences ». Grand connaisseur des échecs, il est avant tout un excellent vulgarisateur qui n’a rien d’un aimable pisseur de copies ; très estimé des milieux d’astronomes, un astéroïde lui a d’ailleurs été dédié par ses découvreurs en 2015 et baptisé de son nom.
    Plutôt que de le résumer, le voici :

    https://www.lemonde.fr/passeurdesciences/article/2017/05/31/l-histoire-de-l-univers-condensee-en-un-an_6001909_5470970.html

  • Gislebert@ Y a t-il une différence profonde ? L'essentiel est de donner des exemples capables de relativiser notre évolution. J'aime bien les images en distance et je m'y tiendrai. J'en usais l'autre jour avec les petits-enfants de mon meilleur ami, et j'estimais la distance au village des Diablerets à 4.6 km. Vous imaginez la suite...

  • « Qu’est-ce que l’homme dans la nature ? Un néant à l’égard de l’infini, un tout à l’égard du néant, un milieu entre rien et tout, infiniment éloigné de comprendre les extrêmes. » (Blaise Pascal)
    -> tiré de:
    Xuan, Thuan Trinh. Désir d'infini : Des chiffres, des univers et des hommes (Temps des sciences), Fayard, édition du Kindle
    -> qui est vraiment intéressant à propos de ces sujets qui nous dépassent.

  • Ce matin, dans l'émission "scientifique" de la 1ère, Dubochet s'exprimait sur l'eau et ses recherches qui lui ont valu son Nobel, à lui et ses collègues. Il a parlé des glaçons comme étant un cristal. Le verre de vos vitres est-il un cristal ? Il est constitué de SiO2, et quand cela cristallise, cela s'appelle un quartz. Il y a plusieurs polymorphes, en particulier la stishovite ou la coesite, dus à des pressions totalement extraordinaires, comme la chute d'un météorite. Ce sont donc de bons indicateurs de ce genre de phénomène... La glace est à l'eau ce que la vitre est au SiO2, la silice. Il existe bien sûr des cristaux de H2O, que l'on observe sous forme de flocons de neige. Ils peuvent cristalliser sous six formes différentes. L'eau est polymorphique. Tout le discours de ce matin de Dubochet néglige complétement les données de la cristallographie. Troublant...
    https://cordis.europa.eu/article/id/188482-the-amorphous-polymorphism-of-water/fr
    Il semble à première vue que la jonction entre scientifiques de diverses branches ne se passe pas aussi bien qu'on pourrait l'imaginer, vu de loin...

  • Amusant, ma thèse portait sur les proportions des phases cristalline et amorphe au sein des tissus durs chez l’homme.

    Les phosphates sont aussi une autre famille importante parmi les biominéraux, notamment l’hydroxyapatite (Ca5(PO4)3(OH), système cristallin hexagonal) qui est le principal composant des os et des dents des Vertébrés.

    Souvenirs, souvenirs, je ne sais plus quelles conclusions en avaient été tirées, ça n’a pas révolutionné l’ostéologie, ni ne m’a valu un Nobel. Il n’y avait pas de quoi d'ailleurs. Thèse, antithèse, foutaise comme le disait d’entrée feu Erwin Rutishauser, le prof d’anatomo-pathologie pour encourager les candidats qui venaient le solliciter. L'effet était radical pour stimuler les vocations...

  • N'y voyez aucune agression, mais je trouve que les thèses des médecins sont trop peu valorisées. Mon frère médecin a fait la sienne en trois mois, et l'autre en chimie trois ans. Vous êtes peut-être un peu trop utiles immédiatement. Cela nuit à la science...
    Cela explique peut-être pourquoi vous n'avez pas obtenu de Nobel...
    Son obtention mériterait d'ailleurs quelques études de sociologie, si les sociologues étaient des gens sérieux, ce qui à l'évidence est loin d'être le cas.
    Mon prof de cristallo, Bernard Kübler, a mis au point/découvert l'indice de cristallinité de l'Illite, très utile dans la diagenèse et donc dans la recherche pétrolifère. Cela normalement aurait du lui valoir le même prix que la recette de cuisine de Dubochet, mais il n'avait pas les mêmes réseaux...

  • Vous avez raison, à l'époque on considérait que les études étaient suffisamment longues, d'autant qu'après c'était loin d'être fini, il fallait acquérir une formation pratique... Un papier, une étude savonnée suffisaient. La mienne a pris une année, entre vos deux frères en quelque sorte, fastidieux à lire, ça ne cassait pas trois pattes à un canard. Cela a dû sûrement décourager les jurés de l'Académie suédoise hé hé...

  • Fastidieux à lire ? Citez-moi une seule thèse dans n'importe quel domaine qui ne le soit pas... Le genre veut ça. Un collègue de mon frère chimiste avait glissé en page 400 de sa thèse un encart qui offrait une caisse de bouteilles (il était fils de vigneron réputé du Lavaux...) à qui arriverait à ce stade. Il n'a jamais reçu de demande... et cela se passait il y a 50 ans.

  • Excellent... L'offre est toujours valable ou il n'est plus dans le vin ?

  • Une thèse lisible ? Le seul exemple qui me vienne à l’esprit, c’est en lettres, la thèse « La Suisse romande au cap du XXe siècle » d’Alfred Berchtold, qui lui a pris 13 ans quand même, elle avait fait grand bruit dans les années 60. Il y en a sûrement d’autres, ne soyons pas défaitistes…

  • Bonne question. Reste à vous procurer la thèse, ce qui n'est pas si simple. Lui est certainement dans le vin, mais comme vous et moi, à la retraite. C'est lui qui m'a appris que les décharges de la Ciba à Monthey (il y a fait sa carrière) étaient parmi les plus dangereuses du monde, et c'est là que les brillants dirigeants de ma commune ont décidé, suite aux conseils avisés du bureau CSD, d'y implanter un puits pour l'eau potable : voir le Temps Présent d'il y a une semaine ou deux...
    On vit une époque formidable, comme disait le regretté Reiser.

  • Il n'est pas abusif de dire que le monde scientifique est une grande fraternité.

  • Une grande fraternité... Un peu comme entre les Voraces et les Coriaces...

  • Cornélien !

  • Un article de Scientific American au sujet de l'orthodoxie scientifique et du dogme religieux :
    https://www.scientificamerican.com/article/when-scientific-orthodoxy-resembles-religious-dogma/

  • "On voit alors sous nos yeux coexister un monde de croyants prêts à sacrifier leur vie pour leur croyance des temps outrepassés, les musulmans en particulier, et de croyants en une science omnipotente et riche de tous les pouvoirs : l’immortalité, la colonisation d’autres planètes…"
    Relevons quand même quelques différences, parmi bien d'autres, entre les deux catégories que vous énoncez, pour ne pas encourager certains à les placer sur le même plan en termes de qualités:
    Les premiers croient en le passé, ce qui entend une dogmatique, les autres spéculent sur le futur, ce qui postule de l'imagination; les premiers portent la lourde charge de terribles méfaits contre leurs semblables, les autres ne me semblent pas avoir commis aucun crime; les premiers se soustraient à toute épreuve de vérification, les autres discutent eux-mêmes du sens et de la valeur de leurs projets ...
    "J’ai entendu un journaliste « scientifique » de la RTS, Alexandre Zerbini, dire au micro de l’émission écolo-gauchiste du samedi matin, qu’il faudrait couper l’électricité à ceux qui ne croyaient pas au réchauffement climatique."
    Il faudrait surtout couper le sifflet à un crétin qui se permet d'exprimer ce genre d'idées, dignes (si l'on peut dire) de plusieurs dictatures du passé. Malheureusement il semble que c'est le genre de monde auquel rêvent bon nombre d'activistes de cette couleur.
    P.S. Je ne critique pas Scientific American et j'espère qu'il échappe à la soumission de la majorité des habitants de cette nation au pouvoir des dogmes religieux de toute espèce et au tabou qui interdit toute expression d'un doute quelconque à ce sujet dans la population en général. Rien d'étonnant à ce que les Etats-Unis détiennent le record des Eglises (au sens de dénominations) avec quelque 30 000 groupements de croyants chrétiens.

  • Mère-Grand@ Vous avez peut-être raison de distinguer entre croyants du futur et croyants du passé. Ce que je critique, c'est le fait de croire et donc d'abdiquer de son intelligence. En essayant d'éviter le piège de ceux qui doutent de tout sans raison valable..., c'est-à-dire la croyance en un complot généralisé, "ils" nous manipulent...

  • @Géo
    D'accord avec vous, mais je relève que j'ai écrit
    "Les premiers croient en le passé, ce qui entend une dogmatique, les autres spéculent sur le futur, ce qui postule de l'imagination"
    opposant ainsi "croire" et "spéculer", "dogmatique" et "imagination. C'est une différence essentielle.
    Il n'y a pas place pour la croyance dans la science, du moins pas si elle est fidèle à ses principes.
    P.S. Il va de soi que l'on peut "croire" dans un sens courant et non religieux quel que soient ses convictions: des phrases telles que "je crois que je me suis trompé", "tu crois qu'il va pleuvoir demain?" ou même l'ironique "tu crois au Père Noël" n'encourent aucun reproche.

  • Sans vouloir jouer les rabat-joie, quand je lis que la science ne doit pas être dogmatique... Oui bien sûr, mais il faut avoir bossé dans un labo pour avoir appris comment humer la direction du vent, les humeurs du patron ou du directeur de recherches, leurs dadas, sans compter pour les grands projets les attentes des sponsors. Autant de tentations de biaiser ou à tout le moins orienter les résultats…

    Ne peux pas m’empêcher de vous recommander un essai de Michel Faucheux datant de 2012 « La tentation de Faust ou la science dévoyée », vous le connaissez sûrement. Un extrait de l’intro, c’est un peu long mais il résume bien l’essentiel. Très actuel aussi quand il traite de l’expertise et de sa délégation par le pouvoir et leurs rapports, on en connaît un rayon avec l’épidémie…

    « La science détient en effet une capacité de vérité que les pouvoirs, politique ou religieux, vont chercher à instrumentaliser, annexer, inféoder, de façon à ne pas être contredits, voire à se renforcer. L'affaire Galilée illustre à merveille cette tentative de mainmise d'un pouvoir religieux sur la vérité scientifique. Mais ce serait une erreur de rejeter ce type de riposte d'un pouvoir religieux dans le passé. La lutte contre le darwinisme au XIXe siècle, la tentative contemporaine plus subtile de le dissoudre à travers l'hypothèse d'un Intelligent Design renvoient à des réactions de même nature.
    L'autorité politique ne s'est pas privée, lorsque les sociétés se sont laïcisées, d'annexer la science en la transformant en une idéologie d'État, telle l'idéologie raciale prônée par les nazis. Mais l'usage de la science par le politique mérite d'être affiné et rapporté à notre présent démocratique où triomphe le règne de l'expertise. Le politique délègue-t-il son pouvoir à l'expert qui est sommé de trancher ou bien manipule-t-il l'expert pour parvenir à ses fins ? Et que penser de ce règne contemporain et sans partage de l'expertise ? Annonce-t-il le triomphe de la vérité scientifique ou n'est-ce qu'un dévoiement supplémentaire de la science, réduite à une entreprise de vérification ou de légitimation ? »

  • "Autant de tentations de biaiser ou à tout le moins orienter les résultats…"
    Aucune entreprise humaine n'échappe, hélas, à ce genre de faiblesses. Cependant, alors que depuis des siècles ou des millénaires les diverses religions ne font que perpétuer leurs mythologies et imposer leurs dogmes, sans jamais produire aucune preuve de ce qu'elles avancent, les sciences n'ont, du moins depuis qu'elles se sont affranchies de ce carcan, fait qu'avancer dans tous les domaines de connaissances.

  • Arrivés à ce stade de la discussion, peut-on dire que l'état est un monstre que la politique entretient pour le plus grand malheur de la société ? Ensuite, on en tirera des conclusions au sujet de la science et de la religion.

  • Oui, on pourrait. Mais je vois mal l'organigramme qui permettrait de réparer un monde bien mal en point alors que tous les indicateurs étaient au vert. Nous n'avons jamais vécu aussi tranquillement, longtemps et sainement et pourtant nous avons mis en place une usine à gaz qui s'étouffe.
    La science, qui était hier encore une valeur sûre, a été complètement dévoyée au profit des puissants qui l'utilisent pour faire avancer leur agenda avec la complicité des plus grandes instances comme l'OMS.
    La religion... Chacun s'est fait son panier de la ménagère en grappillant ici ou là quelques préceptes. Le baroud de l'islam ne trompe que les simples.
    Je ne vois qu'une catastrophe naturelle d'envergure pour nous obliger à revenir à la proximité, la famille, la commune. Reprendre à la base pour éviter que ceux qui en ont les moyens ne nous imposent par le haut leur idéologie mortifère.
    Leur programme consiste en gros à prolonger leur vie suffisamment longtemps pour espérer atteindre l'immortalité par le transhumanisme, quitte à euthanasier les huit-dixièmes de la population. Et si cela ne devait pas fonctionner alors il y aura toujours le moyen de fuir ailleurs dans l'univers.
    Voilà le programme de ces barjots qui nous ont inventé le covid pour accélérer le processus.
    Alors dans quel ordre procéder ? Etat, science et religion sont corrompus. Les fondations pourries. Mieux vaut faire table rase. Un gros coup de Karcher. Un bonne petite tempête solaire pourrait bien faire l'affaire.
    https://lilianeheldkhawam.com/2021/06/12/quelques-nouvelles-du-soleil/

  • "Leur programme consiste en gros à prolonger leur vie suffisamment longtemps pour espérer atteindre l'immortalité par le transhumanisme, quitte à euthanasier les huit-dixièmes de la population."
    Mais de quel taré complotiste tenez-vous ce délire, Jenni ? Vous rendez-vous compte que vous entrez dans le domaine de la psychiatrie ? Reprenez-vous, que diable ! Cessez de vous polluer la tête sur les sites de cinglés délirants.
    Et maintenant, les pieds sur terre : "La science, qui était hier encore une valeur sûre, a été complètement dévoyée au profit des puissants" La science est en mains des militants socialistes et communistes, qui se couvrent les uns et les autres de vert. La science est contre la pharma, les vaccins, le capitalisme, les hommes, les Blancs, etc...
    Il serait peut-être temps de vous en apercevoir, Jenni. Après tout vous êtes un homme blanc, l'ennemi à abattre par les femmes, les Noirs, les LGBT, etc, etc...
    Cette science actuelle nous dit que nous devons faire la révolution anti-capitaliste ( on avait autrefois le courage de dire "communiste"...) pour lutter contre le réchauffement climatique...
    Pas tous, il est vrai. Ceux qui habitent dans des conditions hyper-luxueuses veulent que tout le monde se convertisse à l'électricité avec des pompes à chaleur. Nous vivrons en hiver comme en été dans un grand vrombissement. Mais qui fournira l'électricité nécessaire, pour ces pompes à chaleur ou toutes ces voitures électriques ? Personne n'en a la moindre idée. Vous y avez pensé ?

  • Tout comme Pierre Jenni manque de confiance en lui et ses capacités, il nous voit tous au bord du gouffre. Cela peut se corriger en changeant le narratif, comme disent les coaches. Tout d'abord, couper tout lien avec cette réalité augmentée que dénonce Géo (cancel culture, fake press, conspirationnisme, résistancialisme, sectes néo-évangélistes et superstitions en tous genres). Se répéter : jour après jour, tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes. À vous...

  • Le hasard fait bien les choses, au point que certains se demandent si c'est bien le hasard...
    Je m'étais mis à la relecture du "Voyage" de Céline. Et aujourd'hui, je tombe sur un chapitre qui parle de la recherche scientifique. Trop long pour le retranscrire, et Céline n'a pas voulu numéroter ses chapitres. Il commence à la page 276 et se termine page 286 de mon édition Folio. Je suis sûr que vous avez tous le Voyage dans vos bibliothèques, relisez-le.
    D'ailleurs, je voulais justement recommander la lecture de ce livre de folie à Jenni. Il a qqch de Ferdinand Bardamu...

  • Il souffre déjà assez comme ça. Lui faire voir qu'il a raison risquerait de le tuer. Je pencherais pour une thérapie plus radicale, comme dans "Vol au-dessus d'un nid de coucou".

  • Vous voulez parler de sa visite à l’Institut Pasteur (Bioduret dans le roman). L’état des labos, le portrait des chercheurs et des sous-fifres, pour apocalyptiques qu’ils soient, a comme un air de vérité pour qui a fréquenté les couloirs de la vieille Ecole-de-Médecine, pas très loin du Marché aux Puces que vous connaissez.
    Aucun risque de surmenage, les pauses étaient généreuses, la cirrhose représentait le plus grand risque pour les mecs les plus faibles du petit personnel (mécaniciens, électros, préparateurs, photographes…).
    Quant aux chercheurs, à vrai dire ils trouvaient assez peu, tous bien lèche-culs, courtisans éhontés du patron qu’ils démolissaient en confidences, tous se jalousant et médisant. Non, le trait célinien est juste forcé sur la saleté des locaux. De quoi écrire un livre, mais comme on ne pourra guère faire mieux que le Voyage… Les choses ont dû changer vu la féminisation des postes, la picole a disparu. Les médisances ça…

  • " Nettoyez, nettoyez... "

    Pour ceux qui s'en souviennent.

  • Attar Gustave@ Je donne ma langue au chat (et dieu sait que je ne les aime pas trop, ces tueurs fous...). Dites-nous en davantage...

  • Attar Gustave fait probablement référence à "Bagatelles pour un massacre" qu'il préfère au "Voyage".

  • Afin de m'éviter une randonnée au bout de la nuit, Monsieur Géo, réponse rapide.

    Votre correspondant Monsieur Gislebert a écrit "...les couloirs de la vieille Ecole-de-Médecine, pas très loin du Marché aux Puces que vous connaissez...".

    Un lointain souvenir a alors tilté mon entendement bien sonné ce dernier vendredi, et j'ai entendu une voix aimée me répéter cette antienne qu'un professeur de ladite Ecole reprenait, il y a plusieurs décennies, avec suffisamment de constance pour que celle-ci me soit parvenue jusqu'à aujourd'hui, "...nettoyez, nettoyez..." disait l'anatomiste avec son accent d'ailleurs mais de pas très loin à l'Est.

    Voilà, ceux qui l'on entendu peut-être tilteront en choeur.

    Bon week-end et merci pour vos fort bien tournés articles.

  • Le lapin fantasque bondit et rebondit comme ses congénères en fin d'après-midi sur les bords de la Baltique, facétieux spectacle bien éloigné d'une part de mes inclinations littéraires et d'autre part du souvenir évoqué par ce "...nettoyez, nettoyez...".

    Mais bon, avec de la polenta le coniglio est délicieux. Papilles vénitiennes.

  • Petite remarque en passant : « Bagatelles » est un pamphlet très chargé, d’un antisémitisme forcené, décousu et bâclé. On ne le trouve plus réédité, par contre le texte est disponible sur le Web en format pdf.
    Rien à voir ave le « Voyage » ou « Mort à Crédit » ou les autres romans « Nord » et « D’un Château l’autre » sortis en Pléiade.

  • Attar Gustave@

    N’ai pas tilté, car mon prof d’anatomie s’appelait Jean-Aimé Baumann, il avait une voix grave et un léger accent genevois. Il n’aimait rien tant qu’un chahut bien organisé pendant ses cours. C’était un Monsieur.
    Suis donc plus âgé que vous, même si je fais encore très jeune…

  • Avec tout ça, le blog de Géo consolide sa 2e place au rang des plus commentés, après celui de Nicolas. On dit merci à Rabbit, fin stratège en marketing & communication, toujours à votre service.

  • rabbit & co@ N'importe quoi. Votre commentaire ne vaut pas la peine d'une autre réponse...

  • On se rapproche de la plus haute marche du podium, là...

  • Sauf que cela n'intéresse que vous. Il se trouve que j'aime répondre aux commentaires, ce que ne font pas la plupart des autres blogueurs. Cela augmente donc le nombre, et donc cela influe sur le résultat. Mais cela n'a aucune signification quant à la qualité du blog. D'ailleurs, si vous saviez ce que je pense du n° 1...

  • Certes, mais ce classement est une belle revanche pour un nom aussi honni que celui de Géo dans l'univers Tamedia. Soit vous cherchez à vous faire détester, soit c'est de vous imposer qu'il s'agit. Dans la dernière éventualité, il faut user de toutes les ficelles du métier de communicant.

  • Ni l'un ni l'autre, rabbit. Cela fait presque depuis que je suis né que je me fous complétement de l'avis des gens sur ma personne, et je ne vais pas changer maintenant qu'on peut honnêtement dire que je suis vieux...
    Allez, cela fera plaisir à G et c'est de circonstance :
    https://www.youtube.com/watch?v=26Nuj6dhte8

  • Pour parler comme à la bourse, vous êtes d'une valeur sur laquelle il est difficile de capitaliser. Je suis moi même encore plus vieux que la chanson, mais je suis incapable de me souvenir du nom du barbu fumeur de type en face de Tonton Georges. C'est l'âge, justement.

  • Fi des classements! "Vox populi vox dei" est bon pour la politique, où il s'agit de se faire élire.
    Dans la recherche de la vérité scientifique (je connais Kuhn, Popper et leurs descendants) cela peut être vrai un temps et dans un milieu donné, mais le temps y met de l'ordre. Après tout même Einstein a dû reconnaître certains fait qui lui paraissaient scandaleux.

  • 让-皮埃尔·夏布洛尔

  • Gislebert@ Je crois avoir lu "Bagatelles" il y a très longtemps. C'est évident que Céline peut être considéré comme un peu beaucoup cinglé. Le dilemme est toujours le même : quid des gens dits équilibrés dans un monde fou (cf 14-18...) ?
    PS. Votre chinois, c'est de l'hébreu pour moi...

  • Laissez tomber "Bagatelles" et les autres pamphlets, j'en ai un exemplaire broché Denoël de quasi-origine dont les feuilles se détachent, hérité d'un vieux tonton... Ai remis le nez dedans...c'est illisible et franchement bâclé. Mais à voir le nombre d'exemplaires vendus, on se dit que si Céline était sûrement maboul, pour reprendre l'expression de Gide, il n'était pas le seul...Que sont devenus tous ces lecteurs ou plutôt leurs héritiers ? Le bouquin en bon état se vend cher chez les bouquinistes...

    让-皮埃尔·夏布洛尔 = Jean-Pierre Chabrol en mandarin simplifié paraît-il. Clin d'œil au Lapinet qui se demandait qui était l'interlocuteur barbu en face de Brassens...
    Vous connaissez sûrement Reverso le traducteur. Quand je vois un commentaire de Lapin, je l'utilise immédiatement pour une traduction en français, quelquefois ça marche...

  • Exact, Gislebert ! Alors que j'étais en train de préparer mes scalopines au citron, il m'est revenu qu'il avait un frère écrivain et conteur, et que ce dernier avait animé de belles soirées sur l'ORTF en n/b.

  • En fait non, il y a confusion : c'est bien lui le conteur. Le reste n'est que dégénérescence cérébrale.

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