• Courbe de Gauss

     

    A mon avis, le principal problème des idéalistes de gauche, pseudo-écologistes, c’est leur méconnaissance totale des statistiques. Ils veulent lutter contre la faim dans le monde. Oh la noblesse d’âme ! On a tous entendu pleurnicher le Ziegler le soir au fond des bois ! Mais comme il a raison, comme c’est triste un enfant qui se meurt de faim. Sauf que. Les lois de la statistique ne mentent pas beaucoup, sauf si c’est Churchill qui les manipule. La courbe de Gauss restera toujours une courbe de Gauss.

    https://fr.wikipedia.org/wiki/Loi_normale

    Ce qui signifie, si l’on a une population humaine mondiale qui croît sans arrêt, qu’elle se répartit dans sa « fortune » selon une courbe de Gauss. Pour fortune, je vous invite à penser autant à « audaces fortuna juvat » qu’à la notion de fortune de mer. Il y aura toujours, quelles que soient les circonstances, même si les pires gauchistes écolos (et surtout si, par ailleurs…) arrivent partout au pouvoir, des gens sur la partie gauche de la courbe de Gauss qui mourront de faim, de soif et de désespoir. Et des gens sur la partie droite de la courbe, qui bénéficieront des plus grands privilèges, qu’ils soient cadres du PC chinois, ou cadres de UBS ou de je ne sais quelle société des GAFA. Ou cadres du parti « écologiste » au pouvoir. Oh, pas tout de suite ! Les sincères, comme Zinoviev ou Kamenev dans les années 36, se font éliminer. Après, le nouveau camarade Staline, ou Mao, ou Pol Pot, quant à lui… aura droit à ses trois jouvencelles par jour, comme l’empereur Mao.

     Le dicton populaire veut que si vous mélangiez de l’eau et de l’huile dans une bouteille, l’huile finit invariablement par surmonter l’eau. Il en est de même chez les humains. Les cadres écolos, c’est-à-dire crypto-communistes, auront les meilleures datchas, les meilleures situations partout parce que c’est une règle immuable de tous groupes d’animaux, humains ou pas.

    La base de leur tricherie, c’est de traiter toutes les sociétés comme égales. En valeur, donc en droit. Et en droit chez nous qui avons d’autres valeurs, et c’est là que le bât blesse. C’est là qu’il faut se battre et refuser l’escroquerie de ces gens, ceux qui se disent humanitaires, qui subventionnent des bateaux pour faire venir plus de gens de culture non seulement étrangère, mais totalement antagonique à la nôtre. Ils font notre malheur, mais aussi le malheur de ces émigrés, qui n’ont aucun avenir en Europe, à moins de séduire une pauvre nunuche européenne (et il y en a beaucoup, malheureusement). Cela fait depuis les années 60 que nous infantilisons les Africains par le moyen de l’aide au développement, qui est tout le contraire de ce qu’elle prétend. C’est une institution dont le seul résultat est de bloquer toute tentative de développement en Afrique ou ailleurs. Ou alors, pire : promouvoir la culture de l’huile de palme en Indonésie, et trente ans plus tard se battre contre en Europe…

    L’inculture des populations européennes sur ces questions est monstrueuse, complétement manipulées qu’elles sont par les Eglises, les ONG et les organisations internationales en mains des gouvernements du Tiers-Monde. Le Qatar ou l’Iran dirige la commission de l’ONU sur le droit des femmes, cela devrait tout de même vous questionner, non ?

    Ne manquez pas de lire :

    • « Et si l’Afrique refusait le développement ? «   Axelle Kabou, L’Harmattan 1991
    • « Négrologie » « Pourquoi l’Afrique meurt » Stephen Smith, Calmann-Lévy, 2003
  • Urgence climatique

    Aujourd’hui, journée de l’urgence climatique, selon la RTS… Il paraît que les sirènes ont sonné à 11h59, pas chez moi. Probablement à Lausanne, on a la Muni que l’on peut…

    Il s’agit au nom de l’urgence climatique de se mobiliser pour la lutte des femmes, de je ne sais trop quoi et pour l’accueil des réfugiés. Ce n’est pas la cohérence qui va étouffer nos chers agités du militantisme rose-vert. Passons sur le climat, le Covid et ces pauvres femmes victimes.

    Mais parlons un peu de ces réfugiés… Ils sont pour la plus grande majorité issus de l’Afrique, et contrairement à ce que dit la doxa populaire, ce ne sont pas des pauvres. Ce sont plutôt les plus riches parmi les pauvres. Les riches, eux, prennent tout simplement l’avion pour se rendre en Europe (accessoirement, cela leur revient meilleur marché…).

    Je me trouvais sur une plage de Nouakchott en 2007, un samedi, quand on a signalé l’échouage de six ou sept cadavres de volontaires pour l’Europe. En discutant avec de jeunes Mauritaniens négro-africains autour de moi, j’ai bien compris qu’ils n’avaient que peu de sympathies ou de compréhension pour ces jeunes morts. Ils m’ont tous assurés qu’ils n’avaient aucune envie de suivre leur voie…

    Depuis les indépendances, dans les années 60, il s’est instauré un trafic de main d’œuvre vers la France. Ouvrier non qualifié chez Renault à Boulogne-Billancourt, hébergement à la Sonacotra, salaires envoyés chez le patriarche pour construire au pays. C’était une spécialité chez les Soninkés de Mauritanie. J’ai vu une sorte de gigantesque caravansérail, 52 cellules, plus de 350 personnes y habitant. Construit avec l’argent envoyé par 12 fils sur 13, le 13ème surveillant les épouses.

    Mais les crises se succédant, plus de 20 millions de chômeurs en Europe, ce système s’est épuisé de lui-même, en tout cas du point de vue européen. Malheureusement pas du côté africain. On continue d’économiser de nombreuses années pour envoyer le meilleur de ses fils en Europe, charge à lui d’envoyer une rente chez ses parents. C’est un investissement, tout simplement. Et un très gros, si l’on pense que le voyage coûte entre 5000 et 10'000 euros. Avec un rapport de un à cent dans les gains entre l’Europe et l’Afrique, cela signifie pour vous ici économiser entre 500'000 et un million d’euros. Au lieu d’être investi dans le développement régional, cet argent part dans les poches d’une sale mafia de gens ignobles, sans le moindre scrupule.

    De retour de la plage de Nouakchott, j’avais demandé au jeune et brillant ingénieur dirigeant un des trois bureaux du projet auquel je participais pourquoi il ne proposait pas ses services aux Européens pour mener campagne contre cette émigration si dangereuse. Sa réponse fut très claire : beaucoup trop dangereux, beaucoup d’intérêts en jeu. Les passeurs doivent aussi passer à la caisse de certains…

    Tout cela pour vous retrouver, avec peut-être un diplôme d’ingénieur en poche (payé par des fonds européens…) comme esclave dans une serre en Andalousie. C’est un gâchis absolu.

    Aucune aide à ce trafic ne devrait être faite. Les passeurs amènent les migrants en mer dans des pneumatiques, quelques milles au large des côtes et appellent les soi-disant bonnes âmes des ONG pour faire le travail : l’immigration de gens sans papiers ni visa en Europe au nom de l’humanitarisme le plus dévoyé que l’on ait connu. C’est tout simplement consternant. On nous dit que la situation de ces migrants est horrible en Libye. C’est sûrement vrai, mais depuis le temps que cela dure, cela devrait se savoir, non ? Ils ont tous des téléphones portables…

    Et le lien avec l’urgence climatique, dans tout ça ? C’est totalement hors sujet et contradictoire. Sachez simplement que le Sahara a été autrefois verdoyant, et tout le monde vous dira que s’il fait plus chaud, il y aura plus d’évaporation et donc plus de pluie. 70% de la planète est recouvert par les eaux…

    De plus, quand on vous donne des images de cette région, on ne vous montre que la saison sèche. Durant l’hivernage, c’est très vert.

  • Surnaturel suite : l'avis de Gislebert

    Il faut reconnaître à Géo le chic pour soulever dans un billet de cinquante lignes une dizaine de thèmes qui mériteraient chacun le traitement d’un dossier ou de quelques billets pour le moins. Et il faudrait commenter de façon lapidaire si possible… Paranormal, surnaturel, guérisseurs, jeunesse formatée, abrutissement médiatique…n’en jetez plus, la cour est pleine. On va se limiter aux guérisseurs avec le documentaire de « Temps présent ».

    Cela marche ou pas ? Question du patient lambda, «  car c’est de l’homme qu’il s’agit » (Saint-John Perse)…. Oui et non, comme Lourdes aussi très courue comme destination. Un ami qui a servi jeune étudiant lors de pèlerinages comme brancardier-infirmier pour les cas lourds, m’a toujours affirmé que la plupart des malades, paralysés et autres cabossés de la vie, n’en revenaient évidemment pas guéris, mais requinqués pour un temps, supportant mieux leurs souffrances. C’était pour lui déjà un petit miracle. Il faudrait un autre commentaire pour parler des vraies guérisons homologuées, rares, mais cela nous entraînerait dans les méandres de la neurobiologie…

    Ces messieurs-dames qui guérissent, ils en ont de la chance, témoignent d’agendas bien remplis, tant mieux pour eux, ils ont leur Who’s who en Suisse romande et sont même recommandés par certains praticiens en ambulatoire et dans les hôpitaux universitaires, là où l’on enseigne la médecine académique. Paradoxalement à une époque où les possibilités de diagnostic et de traitement n’ont jamais été aussi grandes. Paradoxe apparent, car il y a comme un hiatus avec une pratique dont les résultats sont souvent jugés –subjectivement admettons - insatisfaisants, parfois calamiteux par les malades et leur famille.

    Ces derniers déplorent un praticien trop planté devant son écran d'ordinateur pour les écouter ou leur parler, en quelque sorte  «Vous avez eu droit au scanner, à l'IRM, au bilan sanguin etc., que vous faut-il de plus?» «Que vous m'écoutiez», devrait répondre le questionné. La qualité relationnelle, une partie du problème….

     

    Tout praticien pas trop imbu de sa petite personne et qui a été nourri au  lait de l’allopathe Faculté connaît ses limites et sait bien que son art n’est guère efficace sur les maladies chroniques. L’humilité et l’ouverture d’esprit devraient être la règle. Elle me convient bien, la posture de ce radiologue français, sceptique mais curieux, envoyant ses patients en traitement  pour des cancers chez des guérisseurs qu’il connaît. Extrait d’un article de Vincent Delfau* :

     

    « Dans le service de radiothérapie qu’il dirige, au centre Georges-François Leclerc, à Dijon, le Dr Gilles Truc ne compte plus les patients qui entendent s’en remettre aux barreurs de feu. Les demandes sont quotidiennes, constate-t-il. Les malades craignent généralement que les incantations nuisent à l’efficacité du traitement conventionnel. Je les rassure en précisant que je n’ai aucune opposition. Nous avons même 4 ou 5 noms à leur proposer (des gens qui ne demandent pas d’argent), mais il n’y a rien d’institutionnalisé. Je n’ai jamais constaté moins de rougeurs chez les patients qui en consultent, mais ceux qui le font affirment qu’ils vivent mieux leur traitement et supportent mieux la douleur.»  

     

    Magnétisme, fluide, énergie, les concepts dont se réclament les guérisseurs ne sont ni observables ni quantifiables. Ils existent uniquement parce que les guérisseurs l’affirment. Pendant des années, le laboratoire zététique (c à d qui cherche à expliquer rationnellement des phénomènes mystérieux, merci Robert) de l’université de Nice a proposé une somme de 200 000 € à toute personne capable de démontrer une capacité qui ne pourrait pas être expliquée par la science ou la prestidigitation. «260 personnes se sont présentées. Toutes pensaient sincèrement détenir une faculté extraordinaire, pourtant aucune n’a jamais remporté le prix.» Dixit Jérôme Bellayer, un défricheur du paranormal. Les prétendues facultés ne résistent pas à l’obstacle d’un examen méthodologiquement solide. En l’absence de preuve de l’efficacité, on peut alors s’interroger sur les raisons qui incitent tant de malades à envisager le recours à un guérisseur. Tout simplement parce que dans leurs cas la médecine officielle ne marche pas et est incapable d’apporter une solution à leurs problèmes.

     

    Reste à expliquer les ressorts de ces pratiques. Beaucoup s'en tiennent à l'effet placebo. Les guérisseurs auraient une forte capacité à déclencher chez le malade des mécanismes d'autoguérison. Un peu courte quand même, l'explication ne tient pas vraiment la route, y compris pour les plus cartésiens. «Des scientifiques se sont intéressés à cette question, explique Audrey Mouge** et font valoir que si tous les êtres vivants émettent des ondes électromagnétiques, les mains des guérisseurs et des maîtres de méditation émettent des champs magnétiques de basse fréquence mille fois plus puissants. Ces champs électromagnétiques de basse fréquence sont réputés soulager les douleurs. Certains kinésithérapeutes les utilisent à l'aide d'un appareil pour apaiser les tensions.»

    L’explication vaut ce qu’elle vaut, elle a au moins le mérite d’exister. D'autres hypothèses font appel à la physique quantique et aux biophotons, ou particules de la lumière, qui seraient présents dans notre Adn, mais sans pour autant résoudre l'énigme de cet étrange pouvoir de guérison et de son mécanisme d’action. Là, on tombe dans le domaine de la science-fiction, du mystère magique, la médecine dite quantique mériterait un billet à elle toute seule. On pourrait ainsi par le phénomène d’intrication peut-être expliquer une prochaine fois les arcanes de l’intuition de Lapin. Notre crâne serait une espèce de récepteur, écrivez-vous ? Ses oreilles feraient alors office d’antennes, tout s’explique.

    *http://leparticulier.lefigaro.fr/jcms/p1_1703320/les-guerisseurs-soignants-ou-charlatans

    **Audrey Mouge, « Le mystère des guérisseurs », 2018, Essai Poche